17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 00:15

 

 

Le Secret du Cœur

 

 

 

 

 

 

 

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Graal. Dante Gabriel Rossetti

 

 

 

 

 

 

 

Alors que nous évoquions notre travail sur notre féminin et notre masculin, Marie-Laure me dit qu’on lui avait parlé de Paray le Monial. C’est en ce lieu que pour la première fois, une sœur, Marguerite Marie eu la vision du Cœur du Christ.

 

En fait, elle eu plusieurs visions du Christ. En Juin 1675 Jésus lui montra son Cœur lui signifiant l’importance de se consacrer au mystère de cet amour, la nommant disciple bien-aimée du Cœur sacré.

 

C’est depuis cette époque que l’on a commencé à créer des églises et basiliques consacré au Sacré Cœur.

 

Nous nous sommes dit ce soir là que nous devions nous rendre à Paray le Monial, là où tout avait commencé.

 

Le 29 Avril 2012, nous nous sommes trouvés dans les routes désertées à l’occasion du pont du 1er Mai, jour férié en France. En voiture, je me souviens que nous avons beaucoup parlé du pardon. De la miséricorde aussi. Marie-Laure  insistait sur ce terme car elle disposait toujours une image du Christ miséricordieux dans la pièce où elle donnait un soin.

La veille j’avais curieusement cherché le sens de miséricorde, qui si j’ai bien compris est de ressentir par l’amour, par la bonté, l’indulgence de pardonner.

 

 

Je racontais aussi à Marie-Laure un soin que j’avais fait récemment et qui m’avait beaucoup marqué. Une femme ayant des pratiques douteuses dégageait de très mauvaises ondes dans l’appartement mitoyen du sien, celui de la personne qui me consultait et qui avait des problèmes de céphalées et dormait très mal. Sa fille âgée d’une dizaine d’année se sentait également épuisée. Le soir même, après le soin, cette femme quitta la maison avec précipitation.  Une semaine plus tard, une ambulance la raccompagnait puis le soir même revenait à nouveau pour la reconduire dans un hôpital psychiatrique.

 

Je me disais que ce n’était pas très réjouissant de faire ainsi du mal à une personne, même si celle-ci était responsable, même si celle-ci était cause de malheur pour sa victime. Je repensais à mon ancienne amie qui m’avait fait beaucoup de mal et qui s’était également retrouvée en psychiatrie. Je me demandais si quelque part je n’avais pas accentué par une sorte de retour de bâton ce mal qui était en elle. J’en étais bouleversé, car j’ai toujours beaucoup d’amour et de tendresse pour elle. Je me disais que lorsqu’on essaie de se situer, d’œuvrer dans le Cœur, on ne peut se satisfaire de ce genre de « dégâts collatéraux ».

 

En entrant dans la chapelle des apparitions à Paray le Monial, nous ne ressentions pas grand chose, l’église est petite, sans trop de décoration, très basique.

Une messe commençait, et nous sommes allés nous promener un peu dans la ville.

En y retournant plus tard, nous avons vu dans un renfoncement, le tombeau ou la châsse dans lequel on voit le corps endormi de Marguerite Marie. Au-dessus l’on voyait un grand cœur dessiné sur le mur, très beau, très impressionnant, comme si un grand feu s’en dégageait.

 

Au dessus de ce cœur, il y avait une phrase écrite en grand qui nous bouleversa tous deux. C’était comme si cette phrase nous était destinée à tous les deux. Une question et un défi en même temps. La phrase disait « JE TE CONSTITUE HERITIERE DE MON CŒUR ». Nous étions un peu abasourdi par la portée de cette phrase.

 

En nous asseyant pour méditer, je me demandais si je pouvais, si j’oserai, si je serai capable d’accepter à un moment de devenir l’héritier du Sacré Cœur, du Cœur Christique. En nous consultant après ce temps de méditation sur nos impressions, nous avons reconnu avoir eu au même moment l’envie de nous allonger devant l’autel et de méditer ainsi étendu au sol.

 

Plus tard je lirai que Marguerite Marie avait établi la pratique de l’Heure Sainte, qui pour elle consistait à prier, étendue par terre, le visage contre le sol.

 

 

 

 

 

 

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Léonard de Vinci   St Jean Baptiste

 

 


Nous avons dîné, évoquant tous ces mystères, échangeant nos pensées sur la charge des ces mots « Héritière de mon Cœur », ce que cela impliquait comme abandon au niveau de notre être, de notre égo. Œuvrer dans l’amour le plus total, dans le pardon, la lumière… si loin de notre petit soi.

 

Marie-Laure  me disait en rigolant que nous allions beaucoup travailler cette nuit surtout que notre hôtel se situait en face de la chapelle.

 

Pour moi cela commença à 4h30 du matin je me suis réveillé courroucé par un message que ma file âgée de 13 ans m’avait envoyé vers 21h30. Je me doutais qu’une fois de plus ma fille m’aiguillonnait pour me faire travailler. En ce moment elle n’avait plus trop envie de passer ses week-ends avec son père préférant s’amuser avec ses copines…

Je comprenais qu’il fallait laisser aller, s’incliner devant notre nature, et peu à peu j’en revenais à cette notion du pardon. Comment pourrait-on pardonner à des personnes qui vous font du mal. Enfin, bien plus de mal que ma fille m’avait fait, je pensais au soin que j’avais évoqué dans la voiture, je pensais aussi à mon ancienne amie. Combien j’aimerai revenir en arrière et ne pas lui faire du mal en me dégageant du mal qu’elle me faisait.

 

Il y avait une première phrase qui m’est parvenu à ce moment « Se fondre dans le feu de notre cœur ».

La deuxième phrase disait « Ne pas souffrir qu’ils souffrent.  Dans leurs karmas, les retours, comme si leurs souffrances nous faisaient souffrir ».

Mais c’est en entendant la troisième phrase que les images commencèrent à venir.

« Seigneur pardonnez-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font ».

 

Je comprenais enfin le sens de cette phrase, comme si le Christ demandait au Divin d’épargner, un retour de karma, un retour de bâton à ceux qui lui faisaient du mal.


Et l’on me montrait alors les deux temps du Pardon ou de la guérison pour ceux qui la pratiquent, guérisseurs ou thérapeutes.

Je voyais cette image du Christ que l’on voit souvent dans les gravures, les tableaux, une main posée sur son cœur, l’autre main indiquant le ciel, comme s’il bénissait une assemblée.

 

La main dans le cœur signifie, de fondre notre petite personnalité dans le feu du cœur, de faire disparaitre notre petit moi,  pour pouvoir pardonner. Comme s’il nous était difficile de pardonner certains actes, certaines personnes tant notre égo se rebelle, tant il a du mal à pardonner pour de vrai. Entièrement. Sans laisser place au moindre ressentiment.

 

Le deuxième temps du pardon, en dressant la main vers le ciel, est de demander à la Source, au Divin, le pardon, afin de leur éviter toute souffrance, tout karma. « Seigneur, pardonnez-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font ».

 

Ce n'est qu'après que l'on pardonne, que l'on guérit.

 

Je repensais aussi à la première fois que nous avions mis les pieds ensemble au Sacré Cœur de Montmartre à Paris ? Nous avions ressenti devant les statues de Marie et de Jésus, une profonde lumière au niveau de notre cœur comme s’il s’ouvrait et nous avions senti également une colonne de lumière descendre sur nous, déjà…  Les deux symboles du Pardon du Cœur.

 

 

 

 

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Icône du Christ miséricordieux

 

 

 

En rentrant à Paris, nous nous sommes quittés porte des Lilas, Marie-Laure rentrant en Belgique. Le soir je me suis rendu au Sacré Cœur, je voulais saluer les reliques de sainte Thérèse de Lisieux qui arrivait pour quelques jours dans la basilique.

Un prêtre disait quelques mots sur Thérèse. J’ai un profond amour pour Thérèse, je ne sais pas pourquoi, c’est comme ça, c’est comme si mon âme reconnaissait la pureté de son âme.

 

Le prêtre : «  Un soir de Noël, le père de Thérèse lui disait que c’était peut-être le dernier Noël qu’ils fêtaient ainsi en se faisant des cadeaux, car avec les problèmes de santé et de travail, ils n’auraient peut-être plus les moyens de le fêter l’année prochaine.

Attristée, Thérèse monte dans sa chambre s’enferme et se met à prier. En descendant plus tard avec un grand sourire, elle racontera dans sa biographie, que c’est en ce jour… en prenant la décision de s’oublier à soi-même, qu’elle connaitra ce bonheur qui ne la quittera plus jamais. »

 

Je comprenais moi aussi, que pour devenir l’HERITIER DU CŒUR, je devais prendre la décision de m’oublier moi-même, me consumer dans le feu du Cœur.

 

Et je ne sais pas si j’y arriverai.                          

 

Je me connais trop bien.

 

 

Je ne sais pas encore si je devrais prendre ma décision avant, ou au moment du transit de Vénus le 5-6 Juin. Ou après.

 

Et Marie-Laure ?

 

Que va-t-elle décider ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Ste Marguerite Marie

 

 

 

 

 

La Question de la lettre hébraïque Reish, La richesse du Cœur, vient nous préciser ce qui nous est demandé :

 

« Bien-aimé de la Terre, tu te crois propriétaire de ce que tu possèdes ; corps, habitation, argent, connaissances, enfants… Mais oseras-tu comprendre que rien ne t’appartient ? Oseras-tu tout me donner ? Par exemple, agir dans ton activité professionnelle uniquement pour Moi, dans la conscience que l’énergie-argent que tu reçois en échange n’appartient qu’au Divin, et que tu n’en es que le dépositaire ?

 

Alors tout ce que tu t’offriras avec cet argent –nourriture, habitation, vêtements, partage avec tes frères…- sera Mon Cadeau pour toi. Et tu seras libre !

 

Ainsi tu ne compareras jamais plus ce que tu as avec ce que possèdent les autres, que ce soit matériellement, mentalement ou même spirituellement.

Je ne te demande pas de partir nu-pieds sur les chemins. Le don est avant tout intérieur, ce qui est plus difficile, à la lumière de ma Sœur Tav, l’Etoile de Vérité.

 

Alors bien-aimé, acceptes-tu de tout donner à Dieu, c'est-à-dire à ta propre Splendeur de Lumière ?

 

Acceptes-tu de courber la tête et de laisser se déverser hors de toi tout ce que tu sais, tout ce que tu crois posséder, toutes tes défenses illusoires ?

 

As-tu le courage de te dépouiller toi-même de tout ce que tu retiens encore dans ta personnalité, d’abandonner l’avoir pour l’être ?

 

Peux-tu lâcher toute volonté d’acquérir ce qui fait que ta valeur aux regards des égos, pour rayonner ce qui fait ta valeur au Regard de Dieu ?

 

Si c’est cela que tu choisis, appelle-moi, ô mon enfant, et Je t’aiderai. Mets genou à terre, et Je te relèverai. Laisse tomber ton armure à tes pieds, et Je te vêtirai de lumière. Car Moi, Reish, Je suis aussi la grande Lettre qui couronne les Rois, et tu t’émerveilleras de l’incomparable Richesse de ton héritage de Lumière, dans le Royaume de l’Amour. »

 

Extrait de "la Danse de Vie des Lettres Hébraïques", de Marie Elia. Le plus joli jeu de Cartes sur ces Lettres Sacrées, accompagnées de l’ouvrage « Rencontre avec la Splendeur » du même auteur. Merci à Marie Elia pour ce cadeau divin.

 


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  Reish

 

 

 

Pour lire le début de l'histoire :

Après la 9ème vague du calendrier Maya... ?

Le Sacré Coeur

  Féminin Masculin

La suite :

Juin 2012 - Les âmes jumelles

 

Mai 2012

 



 

 

 


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Published by soinguerison
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