9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 18:56

 

 

 

 

 

 

Elena--mon-arriere-Grande-Mere.jpg

                                                                                                                                                       Elena

 

 

 

 

 

 

 

Je m’en souviens bien, c’était la dernière fois que je m’étais rendu dans ma famille avec ma fille. Cela doit faire plus de trois ans maintenant, en 2011 peut-être. Nous étions chez mes parents dans le séjour, et j’interrogeais mon père sur les noms des grands parents et des arrières grands parents que nous ne connaissions pas très bien.

 

Mon père évoqua alors le souvenir d’Elena, sa grand-mère. Personne n’en avait jamais entendu parler.

 

Apparemment elle communiquait avec les personnes décédées. Elle était très belle, très soigneuse de son image. Il se souvient qu’elle se peignait longuement ses cheveux le matin.

 

Il nous conta alors une anecdote sur l’histoire d’une famille voisine où les disputes allaient bon train entre les enfants après le décès de leur mère. Un jour, les tiroirs se mirent à s’ouvrir et à se fermer tous seuls, les portes à claquer, et Elena les rencontra pour leur dire que leur mère lui avait dit qu’elle était très mécontente du climat qui régnait dans la famille depuis son départ. Les choses entrèrent dans l’ordre.

 

Mon père nous apporta la photo d’Elena que personne de la famille n’avait vue auparavant. Mes frères et ma sœur qui vivaient près de nos parents n’avait jamais eu la curiosité de s’informer soigneusement sur nos ancêtres, probablement qu’ils étaient trop près les uns des autres pour en ressentir l’absence des anciens.

 

Ma mère atteinte de la maladie d’Alzheimer ne me reconnaissait plus vraiment, le plus drôle c’est que je la retrouvais un jour dans un coin de la salle à manger montrantà ma fille Alice les albums photos de notre enfance. Ma fille souriait et se montrait attentive à ce qu'elle lui disait, par simple intérêt d'en savoir plus sur l'origine de sa famille et peut être aussi par politesse. C’est ce qui fermente aussi les familles.

 

Nous avions également un grand-père qui voyait l’énergie sortir de la terre, ce qui lui permettait d’indiquer aux gens des environs quels étaient les lieux où se trouvaient les eaux souterraines. Il s’appelait Angel et il avait épousé une des filles d’Elena.

 

 

 

 

Deux ans plus tard, ma belle-sœur m’appelait un soir pour me proposer de les accompagner pour un court séjour à Malaga avec eux, sans les enfants. Nous irions dans l’appartement de mes parents qui ne l’occupaient pas à ce moment de l’année.

 

Je me disais avec mon frère Christian que c’était l’occasion de visiter les villes d’Andalousie, région qui avait été le berceau de notre famille. Je confiais à mon frère le soin de soutirer les informations précises sur les lieux de naissance de nos ancêtres.

 

Ma fille qui était en pleine crise d’adolescence et donc que je ne voyais plus trop, m’envoya un message pour me demander comment disait-on grand-père et grand-mère en espagnol. Hi ! Je souriais de l’irruption d’Alice dans cette histoire. Elle est un peu médium, et malgré les difficultés que nous traversions, nous demeurions connectés.

 

J’entendais bien qu’elle me demandait de nettoyer nos lignées familiales !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’appartement de Malaga se trouvait dans la barriada de la Paz, le quartier de la Paix. Mon frère et sa femme avait choisi une chambre avec un grand lit, j’avais le choix entre la chambre des enfants avec ses deux petits lits ou la chambre des parents.

 

Heu… je choisi la chambre des enfants, personne ne se voyait dormir dans le lit des parents.

 

Dans le centre ville, nous trouvions une bougie et de l’encens. Et c’est ainsi que toutes les nuits au moment du coucher, je m’installais dans la chambre des parents, et je restais ainsi dans la pénombre à visualiser mes parents, mes grands parents, les ancêtres plus lointains mais aussi les enfants de notre génération afin que nos descendants se portent mieux.

 

Je faisais appel à la lumière pour nettoyer toutes ses générations de tout ce qui pouvait nous entacher, nous amenant à répéter sans cesse des schémas comportementaux transmis par nos ancêtres.

 

Pour guérir la lignée maternelle nous voulions visiter deux villes, Santa Fe et Granada. Granada était la dernière ville musulmane à avoir été reconquise par les rois catholiques, Isabel et Fernando.

Santa Fe, la Sainte Foi, était le campement des rois qui devint par la suite une ville. La cité a été construite comme un camp romain, quatre portes fortifiées et deux grandes rues qui se croisent. Au centre se trouvait l’église et la gite des rois.

 

Ma grand-mère Antonia était née à Santa Fe, elle nous en parlait quand nous étions petits, nous pensions que c’était un petit village un peu perdu dans la campagne andalouse, et nous nous rendions maintenant compte que notre famille avait vécu dans un endroit historiquement marquant. C’est aussi à Santa Fe que Christophe Colomb avait signé un acte avec les rois pour partir chercher une nouvelle route qui atteindrait les Indes. Peut-être que cela valut inconsciemment pour le prénom de mon frère Christian, prénom pas très espagnol choisi par notre mère !

 

Le mari d’Antonia, Francisco notre grand-père, était né à Granada, chacun venant d’une ville antagoniste. Curieusement ils émigrèrent vers le Maroc fuyant la pauvreté de ces régions du sud de l’Espagne. Faisant ainsi le voyage des Musulmans qui furent chassés de la péninsule ibérique, perpétuant peut-être  le choc de ces deux grandes civilisations.

 

Deux jours avant notre voyage vers ces deux villes nous voyions un extrait à la télévision d’une série  sur la reine Isabel, extrait ou l’Emir de Granada remettait les clefs de la ville aux rois catholiques.

 

Le jour même de ce retour aux sources, je recevais un message sur mon mobile d’Isabelle, une amie que j’avais perdue de vue et qui me parlait de l’Archange Gabriel.

 

Dans chaque ville, je me recueillais un instant pour nettoyer l’héritage familial et peut-être faire la paix dans ce qui avait l’un des grands chocs de civilisations, avec peut-être l’Archange Gabriel messager, émissaire de paix… la Paz.

 

Pour la lignée paternelle nous n’avions pas trop d’informations, en plus nous apprendrons à notre retour en France qu’elles étaient fausses. Nous nous étions ainsi rendus à El Palo qui aurait le lieu de naissance d’Elena. Je n’y ai rien senti, je me souviens juste d’un petit restaurant sur la plage, poissons grillées et salade.

 

Nous apprendrons qu’en fin de compte Elena était née à Puente Genil et son mari à Cordoba. Nous nous sommes dit que ce serait l’occasion de faire un autre voyage.

 

 

 

 

 

 

 

 


De retour à Paris, je poursuivais un peu ce travail de purification des lignées familiales. Avec mon frère nous trouvions, des éléments à nettoyer qui revenaient fortement dans la famille : opiniâtreté, fierté, repli sur soi, peur que les autres entrent dans nos maisons… toute une série de chosed dont nous avions envie de nous séparer.

 

Après avoir nettoyé les lignées, je prenais chacune de ces « qualités » et j’appelais la lumière pour nous délivrer tous de ces kyrielles d’ersatz indésirables et familiaux.

 

Un jour je voyais furtivement un de mes oncles, il ne semblait pas vraiment heureux. Il était décédé de façon un peu étrange. Sa femme l’avait abandonné, il avait fait une dépression, puis à la sortie d’une maison de repos, il avait trouvé une petite chambre. Il n’y resta pas longtemps, un jour, on le trouva mort. Avait-il mélangé médicaments et alcools, était-il las de vivre ?

 

Au cas où son âme se soit égarée après son décès, je demandais à l’Archange Mickaël de l’accompagner vers la lumière. Le lendemain, au lever, je sentais le grand froid hivernal qui avait envahi la salle à manger. La fenêtre était ouverte, ainsi que les volets glissants. Je les fermais tous les soirs, nous approchions de l’hiver.

 

Joy me dit que mon oncle me faisait signe, qu’il avait aidé la mort à venir, et qu’il errait dans l’astral, elle me conseillait de prier pour lui pendant sept jours.

 

Je pensais après cet épisode à ma grand-mère Antonia de Santa Fe. Son départ avait été difficile, je me demandais s’il fallait également solliciter l’Archange Mickaël…

 

A ce moment mon frère m’envoya une photo de sa tombe fleurie.  Nous étions à la Toussaint et il s’était rendu au cimetière. Je compris le message et priait pour elle également.

 

C’est ainsi que je me suis occupé de la lignée maternelle de ma famille, explorant et expérimentant un suivi de chacun des membres connus, dans la prière et la lumière... plaise à dieu que nos enfants en recueillent le bénéfice.

 

 

 

 

 

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Novembre 2014



Partager cet article

Published by soinguerison
commenter cet article

commentaires