11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 16:48

 

 

 

 

 

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Malaga 

 

 

Lucy et moi, nous ne nous connaissions pas vraiment. Nous avions pris l’habitude de nous appeler tous les soirs  avant de nous coucher, et puis nous nous sommes retrouvés dans cet appartement près de la plage, dans un quartier populaire de Malaga.

 

Nous avions pris la décision de ce voyage avant de nous rencontrer physiquement. Cela peut sembler « pas très raisonnable » mais ça s’était passé comme ça…

 

Nous étions le 5 septembre 2014. Il me faudrait attendre deux mois, le 4 novembre, pour savoir que Lucy et moi, nous sommes... flammes jumelles.

 

Le ciel nous avait réunis dans cet endroit, une bulle de lumière, douze jours… un cycle complet. Douze jours pour nous permettre de vivre notre expérience loin de tout, attentifs, proches.

 

 

 

 

Nous étions très différents l’un de l’autre, impossible de nous être retrouvés ici-bas, si le ciel ne l’avait pas décidé.

 

Lucy avait un passé lourd de toxicomane, et des fugues à l’adolescence, elle en avait attrapé toutes les maladies sexuellement transmissibles. Jeune punkette au cœur pur, elle avait traversé sa jeunesse d’un cœur rebelle, dans le sordide et la beauté de sa douloureuse destinée. Elle s'en était sortie de sa dépendance aux drogues dures, mais elle demeurait très marquée par son passé.

 

 

 

J’étais préparé à ce séjour, je savais que je devais vivre l’expérience de l’amour inconditionnel. Il me semblait qu’il m’était demandé d’aller plus loin dans ma capacité à aimer. Je ressentais un besoin très fort de m’occuper de Lucy, de la protéger, de la guérir.

 

 

J’avais l’exemple de Jésus pour me guider. S’il n’avait pas accepté de nous aimer totalement, acceptant pour lui d'être rejeté et supplicié… il ne nous aurait pas délivré son message d’Amour. S’il avait réagi à partir de  son égo, il nous aurait certainement abandonné à notre sort, il nous aurait tourné le dos.

 

Il est resté. Sans son immense compassion pour nous, il n’aurait pas accompli sa mission.

 

C’est ainsi que j’étais prêts à tout accepter de Lucy. Elle allait m’enseigner l'amour compassionnel.

 

 

J’étais venu à Malaga pour travailler ma lignée paternelle, je voulais établir le contact avec mon arrière grand-mère Elena, celle qui communiquait avec les personnes décédées, et mon grand père Angel qui voyait l’énergie de la nature, de son vivant.

Curieusement Lucy me faisait parfois penser à ma sœur quand je la voyais de profil, elle parlait espagnol et adorait l’Espagne. Je me disais qu'elle avait des liens avec nous.

 

Nous avons vécu de très belles choses et des choses plus difficiles. Nous n’étions pas au même niveau vibratoire, Lucy et moi.

 

D’abord passons rapidement sur les aspects difficiles, que j’abrègerais volontiers parce que j’ai beaucoup d’Amour pour elle et je n’ai pas trop envie de m’étendre sur ses zones d'ombre.

 

 

Lucy était entourée de personnes pas toujours très lumineuses, et certains tentaient de l’entrainer loin de moi.

 

En fait, avec le recul je comprendrais que j’étais sa flamme jumelle, celui qui tenterait de la tirer vers le haut, et comme toujours dans ce monde, il se trouverait deux personnages qui seraient là pour la tirer vers le bas. Je comprendrais aussi le rôle de « l’ex ami », ces individus sont presque toujours présent dans les histoires de flammes jumelles.

 

 

Nous démarrions très fort le premier jour, après la plage, le plaisir de l'eau, et une longue promenade dans le centre ville qui nous avait épuisé, nous avions dîné dans un petit restaurant du quartier, avant de rentrer et de nous installer dans notre grande terrasse, allongés, côte à côte au clair de lune.

 

Elle m’avait parlé de l’absence de son père qu’elle n’avait jamais connu, de l’origine Lyonnaise de sa famille, les histoires de toxicomanies.

Je ne pouvais m’empêcher de lui caresser ses cheveux, son visage, ses jambes, je l’aimais profondément même si elle n'est pas le genre de femme vers qui je me serais spontanément dirigé.

 

Je lui disais que je l’aimais très fort, infiniment, mais que je n’exigerais rien d’elle si elle ne se sentait pas prête. Nous avons parlé de nos relations précédentes, Lucy me disant qu’elle ne voulait pas être enfermé dans une relation, dans une cage. Elle rejetait toute idée de couple comme s'il s'agissait d'un enfermement. Je lui parlais de fidélité, mais elle n’aimait pas ce mot, la fidélité étant vu par elle comme une prison.

Je lui dis qu’un jour, c'est elle viendra vers moi.

 

C'était un de ces moments prophétiques que l'on vit parfois, ce soir nous posions une partie de ce qui se produirait par la suite. Et qui nous déchirerait...

 

 

 

 

Le lendemain, Lucy était complètement épuisée, elle dormît une partie de la journée, j’allais seul à la plage. Le soir nous sommes allés au cinéma voir le dernier film de Besson. Une journée  de repos.

 

C’est le jour suivant que nous avons commencé le travail de guérison. Nous sommes partis nous baigner  l’après-midi ensemble, elle avait encore dormi une partie de la journée. Elle restait la nuit sur mon ordinateur à dialoguer avec ses relations, à écouter de la musique, à fumer.

 

L’eau était bonne, je me sentais connecté avec toute la création, je faisais la planche, l’eau recouvrait par moment mon visage, mais je me sentais en sécurité dans les bras de notre mère à tous.

En m’allongeant à ses côtés, j’eus envie de lui prendre la main. Plus exactement je posais ma main sur la sienne.

 

Je sentais tout son féminin bafoué, la tristesse. Lucy a la clavicule gauche cassée, le bras endolori. Je lui faisais un soin, je voyais le rayon vert, les nadis se retissaient.

 

Après le soin, nous allions voir mes parents. Lucy fait un grand effort, son corps ne la suivait pas. En rentrant, elle se mit à pleurer, son ex lui faisait des chantages parce qu’il était jaloux qu’elle soit avec moi. Ils étaient en pleine séparation, elle ne m’avait pas dit à quel point la situation était douloureuse.

 

Le jour d'après c’était la pleine lune, nous nous rendions sur la plage à 3h38, la plus grosse lune de l’année. La page était déserte à cette heure là. Nous nous asseyions méditer.

 

Je ressentais le flux de la lune, et je me trouvais canalisant ce que la lune nous envoyait, elle nous préparait au changement qui viendrait dans nos vies, elle nous berçait de ses mots, de ses codes lumineux. Nous nous sentions bien. Je me rappelais d’un rêve fait à Malaga il y a un an. Je voyais une pierre de lune bien féminine qui se nettoyait, ce devait être Lucy. Un rêve prémonitoire.

 

Le lendemain, elle ne se sentait pas très bien, elle me laissa seul à la plage. Plus tard je recevais un message, elle me disait de ne pas bouder. Lorsque nous nous sommes retrouvés nous nous sommes serrés très fort dans les bras, puis nous avons fait un soin.

 

Encore des tensions, du stress, de la peur… Une vie de sorcière qui va subir son sort. Elle supplie, menace, tente de séduire. Je la reconnais bien là !

Je commençais à bien la capter au cours des soins, je voyais également une vie où j'étais son père, je la serrais dans mes bras, je n’arrivais pas à la sauver, elle était mourante, je me sentais coupable.

 

Je pleurais longuement. Je comprenais mon désir de la guérir encore maintenant. Nous restions un bon moment dans les bras l’un de l’autre, moment de retrouvaille, de partage.

 

Nous avions prévu de nous rendre le jour suivant à Puente Genil, le village de naissance de mon arrière grand-mère Elena. Le matin, nous prenions le petit déjeuner. Nous nous sommes assis face à face. Lucy était plongée dans un article d’un magasine ésotérique espagnol, je feuilletais un livre.

 

A un moment je sentis mes chakras qui se reliaient aux siens, je le lui dis. Elle posa la revue et se recentra. Je me trouvais au dessus de nous, nous étions très grand, je lui dis « il faudrait qu’on guérisse ! »

 

A Puente Genil, le chauffeur de taxi nous dit que le saint patron du village était Jésus. L’église était fermée. Il n’y avait qu’un bar d’ouvert. Nous nous sommes assis en terrasse. Je mangeais des asperges aux œufs, et buvait une petite bière. Lucy pris juste une boisson. Un peu après, quelqu'un proposa un mojito à Lucy. Et là sans prévenir, je me sentis attiré vers le haut, et je me retrouvais au-dessus de nous, comme ce matin au petit déjeuner. C'est comme s'ils m'avaient préparé pour cet instant.

 

Je voyais Elena et mon grand-père Angel. Ils étaient présents, ils agissaient sur mes corps subtils, travaillaient mon thymus et la gorge, j’avais des larmes qui coulaient des yeux. Je leur demandais d’aider Lucy, de la guérir, et de me transmettre leurs dons si cela était possible pour mieux aider ceux que je pourrais. C’était un moment fort.

 

En rentrant, Lucy m'avait lâché à la gare, elle avait envie d'être seule. Son silence de la soirée m'avait inquiété. Plus tard elle me rejoindra surexcitée, elle avait assisté à une conférence spirituelle et trouvé dans la soirée un cours de tricot dans le quartier. Le lendemain elle irait au tricot, et moi j’écrirais, ce sera une journée au calme.

 

A mon réveil, Lucy était complètement chamboulée, elle n’avait pas dormi. Elle avait discuté la nuit avec le deuxième compère, le copain de l’ex, et il lui a envoyé de l’énergie pour la remercier. Elle avait mal partout, surtout dans la zone du ventre. Ella avait essayé de se dégager avec du reiki mais elle était encore souffrante.

 

Elle était encore touchée au thymus, au cœur, et dans la région du ventre. J’invoquais la flamme violette et je la soignais. Elle dormira toute la journée.

Elle ne se rendait pas compte mais les deux compères n'étaient pas très positifs  pour elle, la maintenant sous leur emprise. Elle ne le voyait même pas. Ils avaient probablement un lourd contentieux karmique.

 

Déjà, dans les deux premiers jours de notre séjour, elle m’avait raconté avoir rencontré dans une rave party un type qui l’avait regardé intensément dans les yeux. Il s’était passé quelque chose de fort dans cet échange de regard. C’était juste avant que l’on vienne à Malaga.

Lucy me demanda ce qu’elle faisait ici avec moi, toute en reproche, elle me dit qu'elle aurait dû être autre part, probablement avec lui.

Plus tard, elle se souviendra avoir eu une vision de lui, une silhouette démoniaque à ses côtés. En fait ce n’était pas une bonne rencontre, mais c’est le problème de Lucy, elle fréquentait des gens qui n'allaient pas très bien, instables, toxicomanes…

 

 

Elle se sentait très mal le soir, très remontée, beaucoup de colère car elle avait manqué le cours de tricot, elle ne comprenait pas pourquoi cela lui était arrivé. Ses règles menstruelles revinrent, elle se sentit mieux dans le courant de la soirée.

 

Le lendemain, nous avons fait l’amour. Après un soin, nous étions allongés l'un près de l'autre, nos lèvres se sont rapprochées, et nous nous sommes laissé guider par nos sens.

 

Tout de suite après ce moment, elle se reprenait comme si elle n’avait pas le droit de faire ça avec moi. Elle me dit que c’était très bien, vraiment très bien, que nous recommencerions, que je verrais qu’elle faisait ça très bien,  mais plus tard, que nous n'étions pas venu pour ça. Elle me parlait comme un robot, je me demandais ce qui la contrôlait, ou... qui la contrôlait.

 

 

Lucy avait les mains blessée, un cancer de la peau au niveau des doigts. J’avais amené des pierres pour la soigner. Elle sentait bien l’énergie des pierres, et moi je ressentais un tel désir de la guérir que j’avais les larmes aux yeux quand je la soignais. Elle me dit qu’un médium lui avait dit un jour qu’elle guérirait de toutes ses maladies contagieuses, par amour.

 

Le soir nous étions dans un petit restaurant végétarien, je lui prenais la main et je la conservais dans la mienne en attenant l'arrivée des plats.

 

Je tenais ainsi sa main gauche, je commençais à sentir son bras, sa douleur… puis je sentis mes chakras, le front, la gorge, le cœur, puis les autres en dessous. Elle aussi les sentait.

Puis nous ressentions quelque chose d’étrange, comme si nous étions ensemble, nous caressant, échangeant nos énergies. Une montée d’énergie, un début d’orgasme...

 

Elle me demanda ce que je faisais, je lui dis que je ne savais pas… elle ne me croyait pas. Je lui dis que c’était la première fois.

Frank Sinatra chantait en bruit de fond, nous rions, tout le jeu de la sensualité était là en ce moment magique. C’est comme si nous faisions l’amour.

 

Le lendemain au cours d’un autre soin, nous ressentions presque la même chose. Nous étions allongés, nous nous serrions l’un contre l’autre et nos chakras se retrouvaient, s’emboitaient et nous nous trouvions au-dessus de nos corps, comme si nous faisions l’amour, les mêmes sensations.

 

Plus tard je verrais des vies communes. Je la voyais un voile sur la tête, elle était Myriam, nous étions avec le Christ. Nous sommes ensuite partis en Inde, dans le nord, puis le sud, peut-être le Kerala. On saura plus tard. L’Archange Gabriel était notre parrain.

 

Nous commencions à visualiser ce que nous souhaiterions créer. Je pensais à la fondation et à l’union avec Lucy, j'aimerai que nous poursuivions ce travail après ces vacances.

 

Dans un soin, on m’enseigna comment entrer dans les cellules, les recodifier par le thymus. Il faudra que l’on s’entraine, que l’on teste, mais le séjour arrivait  à son terme, nous n’aurions plus le temps, à moins que nous nous donnions cette opportunité.

 

Je devais remonter vers Paris, elle devait s’installer dans le sud pour quelques mois. Nous serions séparés. Pas facile...

 

Un dernier jour, un dîner avec mes parents, un dernier bain, puis Paris.

 

Sortis de l’aéroport, nous prenions le train. Je la quittais à la station Saint Michel. J’attendais que le train s’arrête sur le quai, je regardais la porte, j’avais envie de pleurer. J’entendis Lucy m’appeler, elle me rejoignit, me sauta dans les bras et m’embrassa. Nous avions du mal à nous quitter.

 

 

 

La descente était terrible. Nous avions été plongés dans une bulle de lumière, ces jours durant...

 

 

 

 

 

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Le lendemain nous devions nous retrouver, dans une grande librairie, je trouvais un jeu de cartes sur les dieux de l’Inde. J’ai initié Lucy à Jésus, Marie, qu’elle ne connaissait pas trop. Elle pratiquait le bouddhisme et Lucy, à son contact, m’avait rapproché des Indes.

 

Je tirais une carte, c’était Nandi, la monture de Shiva. Le soir nous allions méditer au Sacré Cœur de Montmartre. Nous nous installions dans la chapelle de Marie, très vite nous avons reçu la visite de Shiva.

Lucy le voyait aussi, l’énergie était phénoménale, très forte. Ce sera notre dernière soirée.

 

Le lendemain ses démons la reprirent. Nous avions rendez-vous à Sèvre Babylone pour nous rendre à la chapelle de la rue du bac, je voulais lui présenter Marie.

Elle arriva en retard comme une furie, pestant contre l’univers, épuisée. Nous buvions un verre, et puis elle me dit qu’elle voulait rentrer qu’elle n'était pas bien. Elle jouait de son téléphone, me demanda dans combien de temps on serait à Chatelet.

 

Arrivés aux Halles, elle ne voulut pas que je la raccompagne jusqu’au quai. Je comprenais que quelqu’un l’attendait. Elle me dit qu'elle m'aime en me quittant.

 

Plus tard Lucy m’envoie un message, elle me dit qu’elle se sent honteuse.

 

Un, ou des toxicomanes, vont lui proposer de l’acide. Le lendemain, elle me contacta, elle était ailleurs, plus vraiment de ce monde. Elle me dit qu’un « couple » ami était venu lui rendre visite, qu’ils l’ont plombée, qu’elle avait failli perdre son âme avec le produit qu’ils lui avaient donné. Elle les avait alors virés de son appartement.

 

Je la sentais très loin, plus avec moi. L’après-midi au cours d’une méditation, je voyais Marie et Sainte Thérèse. Elles me délièrent de mes liens avec Lucy au niveau de chaque chakra. Ce n’était pas très bon signe, elles cherchaient à me protéger.

Je l'aimais tellement !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

à suivre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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Published by soinguerison
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