4 août 2013 7 04 /08 /août /2013 16:24

 

 

 

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C’était en avril de cette année que je décidais de me rendre à Sainte Baume. Depuis l’été dernier beaucoup d’éléments et d’interrogations me parvenaient au sujet de Marthe et de sa sœur Marie Madeleine. Ma rencontre avec Alexandra n’y était pas pour rien dans cet appel, nous en avions parlé beaucoup.

 

En janvier 2013 j’avais commencé à écrire un poème sur Marie Madeleine, très joli selon moi (sourire) mais pas toujours fini à ce jour... Selon l’inspiration du moment, je complétais de quelques vers de-ci de-là.

 

Un jour, j’achetais une médaille de Marie Madeleine dans la boutique de l’église de la Madeleine à Paris où je prenais l’habitude de me rendre. Comme je ne portais pas de chaîne, je la glissais dans ma poche de pantalon rejoindre la médaille de Marie, la médaille miraculeuse.

 

Je me souviens aussi d’une vision un soir de février. Je voyais Jésus puis Marie Madeleine, tout deux rayonnants, accompagnés d’une très belle lumière dorée. Ils avaient le même visage. Lui, plus masculin. Elle, plus féminin... Un trait de gémellité, comme s’ils étaient une même âme.

Dans cette délicieuse vision, elle s’approchait à un moment de moi, posant son front contre le mien, comme pour me transmettre quelque chose… des informations, certainement !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon arrivée à Sainte Baume coïncidait avec l’élection du nouveau Pape François. L’hostellerie tenue par les dominicains était en effervescence ce soir là. Un groupe de séminaristes étaient présent pour quelques jours dans la région.

 

Il n’y avait pas télévision à l’hôtellerie, et le seul moyen de suivre l’évènement se limitait à l’ordinateur situé au bureau d’accueil. Une sœur suivait le direct sur une chaine télévisée. Le nouveau Pape devait se montrer au balcon d’un instant à l’autre.

Les séminaristes qui attendaient avec impatience la désignation du nouveau pape se partageaient entre le réfectoire où nous dinions et le bureau d’accueil.

Chaque fois qu’une personne approchait du balcon papal, ils filaient comme un vol d’étourneau, dans une bonne humeur générale. C’était un jour de fête ! 

 

Quand le Pape François apparut enfin au balcon, il s'adressa avec émotion à la foule présente sur la place Saint Pierre, aux catholiques du monde entier, leur proposant de prier pour lui, afin de l'aider dans sa charge. Les séminaristes s’agenouillèrent tous avec très grande ferveur dans le minuscule bureau. C’était très touchant d'assister à cette profession de foi, très émouvant.

 

C'était quand même assez drôle de se trouver présent et de noter cette étrange connexion entre ce lieu près de la grotte où Marie Madeleine avait fini ses derniers jours, loin de toute église, loin de Rome… Et l’élection du pape ce soir, avec sous mes yeux, sa cohorte de futurs prêtres.



Une sœur née à l’étranger, appelons-la Béatrice, emportée de joie, me dit que ce n’était pas étonnant que ce soit un Pape argentin, vu qu’ici en Europe plus personne ne croyait en rien ! Elle me dit, en me donnant avec tendresse l’accolade, que les européens venaient ici pour parler aux arbres et ressentir l’énergie de la terre !

 

 

 

 

 

 

 

 

Le lendemain, je montais vers la grotte, empruntant le chemin le plus court, le plus pentu sous une forêt d’acacias, suivant un chemin un peu ardu, où les racines des arbres s’emmêlaient aux rochers. Au bout de quelques mètres, mes pas m’en coûtaient...  Une belle grimpette !



Après avoir transpiré un peu sur ce chemin, et suivi un bout de route goudronnée, un petit mur cimenté, nous signalait l'accès à la bâtisse encastrée dans la paroi rocheuse. Des marches en pierres menaient à la terrasse panoramique, dernier effort pour atteindre l’entrée de la grotte.



De là, je regardais le paysage fabuleux qui s’étendait entre vallons et plaines, quelques massifs montagneux surmontant les bois... Je songeais aux sentiments, aux ressentis de Marie Madeleine chaque jour ainsi recueillie dans le calme et la paix.

 

La grotte était sombre. Un autel, une croix, un grand rocher apparaissait en premier. En se retournant, près de la porte, des vitraux laissaient passer un peu de lumière. Devant nous, une statue de Marie, puis de-ci de-là, des statues de Marie Madeleine, ajoutées au fur et à mesure des époques, en offrande… en ce lieu très humide où l'on entendait de tout côté ruisseler des filets d'eau.

 

L'ensemble était majestueux, imposant. Un sanctuaire.

 

 

  



Le lendemain au déjeuner, je discutais avec deux femmes qui quittaient ce jour l'hôtellerie. Elles nous faisaient part de leur déception, l’une d’entre elles n’ayant pu accéder à la grotte, bien trop haute pour son corps affaibli par la maladie. Son amie, médium à ces heures, nous avait chanté une très belle chanson sur Marie Madeleine dans la chapelle de l’hôtellerie, sous le regard un peu réprobateur d’un moine qui tentait de méditer…

 

A un moment, je disais à l’une des femmes que j’avais ressenti quelque chose de très fort devant l’une des statues de Marie Madeleine, celle qui se trouvait en contrebas, tout au fond de la grotte, en descendant quelques marches.

Béatrice, la sœur qui se moquait des "new-âge" la veille, se montra intéressée par ce que je disais, elle me demanda des précisions sur la statue… puis avec un grand sourire, elle nous dit qu’elle avait ressenti beaucoup de paix à cet endroit. Béatrice avait vu deux femmes qui y priaient en restant beaucoup de temps près de la statue. Du coup, dès leurs départs, elle s’était rapprochée pour voir ce qu'il y avait... Et c’est là, qu’elle avait vécu ce moment de bonheur.

 

C’était drôle, et très touchant d’entendre cette sœur qui se moquait la veille de ceux qui venaient embrasser les arbres, de voir qu’elle était tout aussi capable elle-même de parvenir au merveilleux, à la magie des lieux, en toute simplicité.

 

L’après-midi, je retournais à la grotte. Près de l’entrée, une grande statue de Marie se dressait près du grand rocher, derrière une rangée de cierges qui brûlaient en son honneur, ou simplement porteur d'un message, d'une prière.

Devant la vierge, une émotion m’envahit profondément. Mon cœur se libérait, je retenais mes larmes n’étant pas seul... Mais dès que le visiteur qui se tenait près de moi s’éloigna, je laissais mes larmes couler… Longtemps !

 

Je prenais l’un des cierges consacrés à Marie Madeleine, devant moi, pour emporter avec moi un peu de ce que je venais de vivre. Je pensais suivre une neuvaine pour la remercier de m’accueillir dans sa grotte. Pour la remercier de m’inspirer aussi à l'écriture du poème qui lui était dédié.

 

 

 

 

 


 

 

 

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"celle qui se trouvait en contrebas, tout au fond de la grotte"

 

 


 

 

 

 

 

C'est toujours après ces expériences spirituelles, qu'il se produit des événements, des synchronicités ou des grâces qui nous permettent d'avancer un peu dans la compréhension de nous même et de l'univers.

 

Avant ce voyage, j'avais vécu des petits événements, qui me préparaient à ce séjour. Un peu avant Noël, je m'étais amusé avec Alexandra à écrire une petite histoire sur les mystères de Rennes les bains, l'affreux abbé Saunière et Marie Madeleine. Un texte humoristique, une écriture à deux,  sans autre ambition que de donner la possibilité à notre inconscient de se manifester en nous donnant des indications, quelles qu'elles soient...

 

Alexandra parlait dans le récit d'un grand-père appelé Paul. Elle s'était inspirée d'un vieil ami de la famille qui avait beaucoup compté pour elle. Au cours de ces jours d'écritures, une guérisseuse qui vivait dans la région de Rennes les Bains me parla de Saint Paul de Fenouillet, petite ville qui se trouvaient non loin des grottes de Galamus. Marie Madeleine y aurait séjourné avant de s'installer à Sainte Baume.

 

Dans la tradition populaire de Saint Paul de Fenouillet, son nom proviendrait du séjour de Saint Paul de Tarse dans la région. La « petite histoire » dit qu'il avait été le premier époux de Marie Madeleine, bien avant qu'elle ne rencontre Jésus. Je comprenais qu'après Sainte Baume, je ferais bien de me rendre dans ces grottes.

 

 

 

 

J'aurais aimé faire ce cheminement avec Alexandra, afin que les synchronicités se manifestent encore... Nous en avions vécu quelques unes, et j'aurais bien voulu que cela se reproduise une fois de plus, un peu comme si nous avions un secret à trouver ensemble. Il me semblait que nous étions liés par nos mémoires profondes à ce passé lointain et proche à la fois.

 

Malheureusement Alexandra ne comprenait pas ce travail de recherche spirituelle à travers les lieux, leurs empreintes.

Elle dissociait le passé du présent, comme si les choses étaient séparées les unes des autres. Son esprit analytique la maintenait dans le mental comme dans une cage.

Je crois qu'elle se laissait manœuvrer par des forces qui la séparaient de moi, tout comme elle dissociait les éléments, séparation qui nous éloignait du but ou de l'objet de ce travail de recherche et d'exploration.

 

 

 


C'est ainsi que dès janvier, elle mit subitement un terme à ce jeu d'écriture, et du jour au lendemain s'éloigna de moi.

Nous ne communiquions plus, mais quelques mois plus tard, en lui demandant des indications sur Sainte Baume, elle me proposa que nous nous retrouvions là-bas, pour nous rendre ensemble dans la grotte.

 

C'est ainsi que nous nous réunîmes un soir, dînant ensemble à l'hôtellerie de la sainte Baume à la table d'hôte parmi les pèlerins. Le repas n’était pas terrible, le cuisinier manquât ce soir d’inspiration, ce qui ne fut pas le cas d’Alexandra. Après des discussions un peu oiseuses, elle ne trouva rien de mieux que de taquiner sœur Béatrice en lui parlant du zizi des curés –soupir ! À la fin du repas, nous sommes montés dans ma chambre pour discuter plus sérieusement.

 

Alexandra me tient à peu près ce langage...  Mais que vous êtes joli... Que vous me semblez beau, sans mentir, si votre ramage...  En fait de quoi, elle finit par me dire que pour diverses raisons, elle ne pourrait venir avec moi dans la grotte.

 

 

 

 

J'étais déçu... Je savais que nous pouvions activer ensemble nos mémoires... Je voyais bien les éléments qui l'éloignaient de moi, mais je ne pouvais rien lui dire, elle ne m'aurait pas entendu.

 

Je tentais de lui parler de l'importance de ce qui s'était passé au cours de notre jeu d'écriture, du nom de Paul, sorti de son chapeau. Ce n'était pas innocent !  Je lui racontais aussi ce qui était arrivé lors de mon dernier soin, sans trop croire à un changement de sa part.

 

Le dernier soin que j'ai fait avant d'entreprendre ce voyage m'avait amené un autre élément. Au cours de la consultation avec Dominique, je voyais la consultante qui marchait sur un chemin de campagne, puis une grande lumière se manifestait devant elle. Cette expérience mystique lui amenait beaucoup de chose au niveau de son évolution spirituelle. Je voyais cette scène comme se déroulant dans le futur.

Dominique me dit que cela lui était arrivé, mais pas sur un chemin, dans une des pièces de sa maison. Avant cette expérience, elle avait déjà commencé à guérir certains maux, les brûlures notamment, comme si un don s'était développé chez elle. Mais elle ne comprenait pas vraiment le sens de cette expérience.

 

Dans la deuxième partie du soin, au moment où je fais appel à la lumière et aux êtres de lumière pour guérir, transmuter ce que nous avions vu dans la première partie... Je vis un de ces êtres lumineux... Saint Paul !!!

C'était la première fois que je le voyais, j’eus comme un recul, j'avais toujours opposé Saint Paul à Marie Madeleine, et pour moi, il restait l'un des créateurs de l'église de Rome, calquée sur l'empire romain, avec toutes les dérives liées au Pouvoir absolu que l'on connait bien.

 

Le lendemain du soin, Dominique m'envoyait un mail pour me dire que cette scène s'était déroulée un 25 janvier, jour consacré à Saint Paul selon le calendrier romain. La sœur de Dominique, qui était restée très proche d'elle, était née un 25 janvier également.

 

Je racontais à Alexandra ce soin, en le liant à son Paul, et à Saint Paul de Fenouillet et la grotte de Galamus où il serait important de s'y rendre après la Sainte Baume.

Elle ne réagissait pas, je la sentais loin de moi, niant tout ce que l'on pouvait vivre en termes de signes, d'appels au sujet de l'histoire de Marie Madeleine.

 

  

C'est incroyable de voir à quel point une personne peut sembler absente à ce qui se joue, comme si elle se trouvait manipulée par des forces involutives.

D'autant plus que six mois plus tôt, le 31 octobre 2012, pour la fête d'Halloween où de la Toussaint si l'on préfère,  je m'étais rendu au Sacré Cœur pour y passer la nuit. Alexandra, le même jour s'était rendu  à la Sainte Baume pour y passer la nuit. Curieusement, je faisais une neuvaine, et dans le livret que je suivais, j'en étais au 6ème jour, les noces de Cana.

Nous ne nous étions pas concertés, c’est en rigolant nous faisions le lien entre les noces de Jésus et de Marie Madeleine. Alexandra se trouvant dans le lieu de Marie Madeleine, et moi dans celui de Jésus, comme si ce couple mystique nous montrait un chemin, une voie à prendre.

 

Je ne parle pas d'union entre nous, mais du moins, une collaboration pouvant nous permettre de parvenir à comprendre ce qui nous liait à Marthe, Myriam et Jésus. Collaboration qui commença d'ailleurs à se produire peu après, en décembre 2012, au moment où nous commencions à écrire ensemble cette historiette sur Marie Madeleine et Rennes le Château.

 

Las... le chemin semblait bloqué, et je devais me résoudre à me rendre seul aux deux grottes...

 

 

 

 

 

 

 

Le lendemain je pliais bagage, m'éloignant pour longtemps de la grotte. Je m'arrêtais un peu à Marseille avant de retourner à Paris. Arrivé sur le port, tout me poussait à me rendre du côté droit du port vers la cathédrale La Major, alors que mon programme me conduisait à l'opposé, vers l'abbaye Saint Victor et la basilique Notre Dame de la Garde qu'on m'avait conseillé de visiter. 

 

Dans l'abbaye Saint Victor, je trouvais une plaque informative où l'on parlait d'un temple bâti en l'honneur d'Artémis, au dessus duquel avait été construite la cathédrale La Major... C'était là que mon cœur m'appelait. Je faisais le tour du vieux port et j'entrais dans la cathédrale d'Artémis.

Pour moi, Marie Madeleine était proche d'Artémis, je ne saurai dire pourquoi, c'est au niveau du ressenti. Certainement le côté pouvoir féminin, femme indépendante, proche de la nature.

 

Je ne fus pas étonné de trouver une chapelle dédié à Saint Lazare, le frère de Marie Madeleine. On y trouvait des reliques de Lazare, celui que Jésus avait ressuscité dans les évangiles. Bien sûr, rien ne prouvait qu'il s'agisse du bon Lazare, car un évêque de Marseille avait également porté le même nom. Quoiqu'il en soit, pour moi c'était un gentil clin d’œil de la part de Marie Madeleine.

 

J'y repensais au retour, dans le train, en rassemblant mes notes et en lisant le texte d’un livret de neuvaine sur Marie Madeleine que je venais d’acheter à la boutique de l’hôtellerie, tout comme une chaîne argentée que je portais pour la première fois autour du cou. J’y avais glissé les deux médailles que je portais dans mes poches, celle de Marie et celle de Marie Madeleine, les réunissant enfin.

 

Les médailles me faisaient penser à l’architecture de l’église de la Madeleine à Paris. L'originalité de cette église tenait à ses formes, à sa structure, beaucoup plus proche d'un temple grec avec ses colonnades que d'une église traditionnelle, comme si cela évoquait ce lien avec Artémis. 

 

 

 

 


 

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Le dernier soin avant ce voyage avait mis en scène Saint Paul, sans que je ne le désire vraiment, je ne serai pas déçu non plus par le premier soin à mon retour.

 

Cette fois-ci il s'agissait d’Elena, une personne qui vivait non loin de Sainte Baume, et qui œuvrait dans les plantes médicinales, je me disais que c'était déjà pas mal comme clin d’œil...

 

Dans la deuxième partie du soin, avant d'invoquer la lumière, nous commencions par nous élever pour monter en fréquence, de plus en plus haut, accompagné par nos guides et nos Anges…  Je dis toujours à ce moment là qu'il n'y a rien à faire, juste lâcher, c'est nos guides qui font tout le travail et qui nous élèvent vers le haut, à des altitudes où l'énergie se fait de plus en plus dense.

 

C'est à ce moment là que je pris subitement conscience du lien qui existait entre cette élévation et les statues de Marie Madeleine qui sont présentes aussi bien dans la grotte qu'à l'église de la Madeleine.

 

Elle y est représentée debout, s'élevant dans les airs, accompagnée ou portée par les Anges. A la Sainte Baume, j'avais lu que les Anges l’élevaient dans les airs sept fois par jour. Au sommet du massif, au dessue de la grotte, il y a une chapelle dédiée à ce lieu où les Anges la déposaient sept fois par jour.

 

Je comprenais que la tradition témoignait imparfaitement de cette montée dans les hautes fréquences... Cela me donnait le vertige d'imaginer, en pratiquant ces exercices pendant les soins, que deux mille ans auparavant Marie Madeleine et d'autres, pratiquaient les mêmes exercices spirituels...C’était impressionnant !

 

J'échangeais un peu avec Elena sur mon voyage, lui parlant aussi des synchronicités liées à  Saint Paul. Elle rit en me disant qu'elle était née le 25 janvier, jour de la Saint Paul...

 

Ainsi, mon dernier soin tout comme mon premier soin autour de mon voyage, tournait  autour de Saint Paul. Dominique (mon dernier soin) et Elena avaient visité les grottes de Sainte Baume et celle de Galamus !

 

J'envoyais un mail à Alexandra pour lui raconter, mais elle ne prit même pas la peine d'y répondre, comme une fin de non recevoir.

 

 

 

 

 

 

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  La suite de l'histoire :

 

Les deux Marie

 

 

 

 

 

 

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Published by soinguerison
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